Fabrice
Béghin
30 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris
France
- 06 04 41 01 94
30 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris
France
« La beauté intraduisible du monde, mon amour des images m’ont donné dès l’adolescence la passion de la peinture et la vocation du métier de peintre.
Les défis qu’implique la peinture sont venus ensuite, avec la prise de conscience des enjeux de l’art contemporain et la surprise de découvrir ce que pouvait représenter cet exercice à plein temps. »
Fabrice Béghin passe son enfance dans le sud de la France. C’est là, dès l’adolescence, qu’il est conquis par l’univers de la peinture. Il la pratique seul avant d’entrer à l’école des Beaux-arts de Perpignan. Alors il découvre les pratiques artistiques de son époque et oriente ses recherches vers le minimalisme, dans un premier temps, puis vers l’expressionisme.
Un long séjour de l’artiste au Burundi, à l’issue de son diplôme, va remettre en cause les certitudes de son apprentissage. L’observation de la lumière, le chant de la nature, lui remettent en mémoire les raisons profondes de sa vocation.
De nouveaux défis vont s’imposer à l’artiste qui, reliés à ses premières recherches, lui permettront de construire une peinture figurative singulière.
Fabrice Béghin garde dans sa démarche une constante : celle des notes prises sur le motif. Celles-ci ont toujours été le moteur principal de sa création. S’informer au dehors pour, ensuite, mettre en ordre et en images à l’atelier.
Cette méthode de travail qui est aussi une condition de vie s’appliquera alors au fil du temps à différents sujets (portraits et figures, paysages urbains, inspirations littéraires et mythologiques … ). Elle s’incarne en de nombreuses techniques au moment du travail sur le motif (aquarelle, pigments, gouaches, estampes … ) pour toujours aboutir à la réalisation de peintures à l’huile sur toile comme synthèse des recherches qui précèdent.
Fabrice Béghin est peintre et graveur.
Il vit et travaille à Paris ainsi qu’au Guilvinec, dans le Finistère.
Démarche artistique
Une de mes principales obsessions artistiques touche à l’idée de la connaissance dans un sens large. J’aime à penser que la peinture est une philosophie… celle d’avant les mots.
L’organisation de mon travail découle directement de cette idée : capter de l’information et fabriquer de la peinture avec ça.
Rien d’étonnant alors que la première moitié de mon temps artistique soit consacrée à noter ce qui est « au monde » et à le retranscrire sur du papier (notes écrites, dessins ou aquarelles sur le motif, estampes … ).
De cette prise d’informations, qu’elles soient de nature esthétique, littéraire ou sociale découle une deuxième activité : la fabrication du tableau qui est en quelques sortes la mise en ordre esthétique des captations qui précèdent.
Ainsi, la peinture mais également la gravure sont l’aboutissement de cette démarche. Ils se construisent parallèlement, rivaux ou partenaires, et s’instruisent mutuellement de leurs découvertes.
Dans cette organisation, la question du sujet est une variante importante mais non essentielle. Des périodes de mon travail sont consacrée aux portraits et aux figures ; d’autres moments me mettent au contact des paysages urbains ; ou encore, le livre ouvert, j’explore des textes fondateurs (L’Iliade, La Tentation de Saint Antoine de Flaubert) ; ou plus récemment, l’image numérique devient le cœur de mes interrogations.
L’aboutissement de ma démarche donne à voir au public des peintures aux formats souvent imposants qui portent sur elles l’apparence d’une gestation lente.
Les gravures d’atelier ont la même gravité que les peintures, le défi technique résidant parfois dans le format, parfois dans l’usage de la couleur impliquant la combinaison de plusieurs matrices