Clément
Clausse
105 Boulevard Soult
75012 PARIS 12
France
- 0603961948
105 Boulevard Soult
75012 PARIS 12
France
Je suis né en 1998 et je vis et travaille à Paris. Je suis diplômé de l’École Estienne et de l’École des Arts Décoratifs de Paris en 2022 avec les félicitations du jury. Mon travail a été exposé à La Villette à l’occasion de l’EXPO 100% en 2023 et a rejoint les collections éditoriales de la Fondation Lafayette Anticipations et du MAMC+ de Sainte-Étienne. En 2023, j’obtiens une bourse de résidence avec le Groupe Pernod Ricard qui m’a emmené en Écosse, puis la Bourse de Recherche de l’ADAGP pour mon auto-édition contemporaine I Wanna Ruin our Friendship qui recevra la mention spéciale par le jury du Prix Révélation du Livre d’Artiste décerné par l’ADAGP à la Fondation Fiminco. En 2025, j’ai exposé au Festival du Dessin de Arles lors de l’exposition La Jeune Garde à L’Honneur et j’ai également été invité par le Collectif Blazers/Blasons à collaborer pour leur Collection Footlose amorçant leur Pop Up présenté à la Drawing Factory durant la même année. Je co-crée, avec l’artiste Joao Delfim, le Collectif Garçon Précieux, une maison d’auto-édition hybride qui traite de la représentation du garçon homosexuel au cinéma, afin d’en faire un personnage sublimé dans toutes ses complexités. La notion de livre d’art m’intéresse et je l’envisage dans un circuit de diffusion accessible. Mon travail a été présenté dans toute l’Europe et plus récemment au Japon à l’occasion du Queer Zine Popup à la Librairie Loneliness Books.
Ayant grandi dans une famille d’agriculteurs, mon travail porte en lui le choix de me tourner vers la création contemporaine au dépens de l’entreprise familiale de culture paysanne. C’est le point de tension que ce choix contient en termes d’héritage et de rupture qui m’intéresse, couplé au questionnement autour de l’identité masculine. En opposition à une figure virile valorisée dans le monde rural, je défends une représentation du garçon homosexuel sublimé dans toutes ses complexités. Ce double travail puise ses sources dans mon rapport au souvenir. En collectant et redessinant mes photographies d’une enfance isolée et fertile, je reconstitue un monde rural et un temps de la vie en disparition. Je dessine en négatif, grâce à des gommes sur un papier déjà noirci par le fusain. Ce processus est complété par ma pratique de la « manière noire », une technique qui consiste à faire apparaître une image en polissant une plaque de cuivre entièrement tramée. Ces gestes contradictoires d’apparition et d’effacement renvoient à cette dualité propre à mon sujet de travail. Ces questionnements font émerger un espace entre-deux, celui des fantômes où la résurgence du passé devient visible au sein de notre réel.